De toi à moi

Publié le par Louis VADMEET

Ecrit en septembre 1995

 

Je ne crois pas aux ferveurs géantes et publiques ;

Je crois à la confiance, à la foi brique sur brique !

Rassemblez cinq mille personnes de tous âges,

Pour leur transmettre un « message ».

 

L’euphorie massive opérera en apparence,

Mais chacun rentré chez soi aura perdu sa « transe » !...

Lavez dix mille cerveaux par vos ragots à gogo ;

Vous ne bâtirez que dix mille rigolos gogos !

 

Adolphe, cet animateur fort bien connu,

Eut des foules pour le mettre aux nues !

Mais c’est un cas à problèmes, extrême ;

Il ne faudrait pas en faire un théorème !

 

Donc la foi, brique sur brique, qu’est-ce ?

C’est le dialogue à petite échelle, en petite caisse !...

Le contact humain direct avec échange sympa ;

On se transmet des idées à la papa !

 

Pleines de chaleur, avec toc toc au cœur,

Il y a même parfois larme à l’œil de bonheur !

Ces rapports sont concrets, non pas simplets ;

Et chacun repart gonflé au complet !

Les petites gens qui se rencontrent,

Leur exemple, elles nous le montrent !

Même si leurs rapports décontenancent,

Et qu’elles nient, modestes, ce côté intense !

 

(quand Louis approfondit…)

 

Deux-pecheurs-a-Oran.jpg

Deux pêcheurs à Oran (1964)

 

Publié dans Exaltations

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Mégane 15/10/2010 23:07


J'ai un peu honte du gouffre béant qui constitue ma culture dans l'art de la peinture, encore une fois je ne peux juger qu'avec mes yeux et sans aucune connaissance de cet art. C'est juste beau,
c'est sans doute le principal...


Hervé 13/10/2010 12:25


Mon Papa admirait Van Vogh et souvent, on lui disait qu'il peignait dans ce style très vif avec ses couteaux. Le mystère se lève : les deux pêcheurs sont entrain de rembobiner du fil de pêche,
peut-être un filet. Quant au poème, il dénie le rôle de la foule pour mieux conforter celui de l'individu. En ces temps de grands rassemblements urbains, j'ai pensé à l'actualité. Mais bientôt,
grâce à Louis, j'évoquerai la Grève... à suivre.


Ophélie Conan 13/10/2010 11:33


Contrairement à Elisabeth, les tableaux de ton père me font penser plutôt à Van Gogh. Ils ont cette même énergie et cette même naïveté brute. Celui que tu présentes aujourd'hui me plaît beaucoup
par son atmosphère, ses couleurs, mais également par son mystère, car je n'arrive pas à comprendre ce que font ces deux hommes (deux pécheurs au bord d'un quai?). Est-ce un sandwich que l'un des
deux tient dans ses mains? Et l'autre une souris d'ordinateur?
Quant au texte pictogrammique qui précède, je me décourage. J'admire Champollion! En tout cas, ce texte produit un bel effet. Je t'embrasse, Hervé. Ophélie


Elisabeth de Hautségur 12/10/2010 23:35


Hervé, je viens de me délecter des tableaux du diaporama et je reviendrai. J'aime ces couleurs en mouvement, travail du couteau peut-être. Es-tu aussi peintre? Très amicalement. Elisabeth.


Elisabeth de Hautségur 12/10/2010 23:26


J'aime beaucoup ce tableau où le travail du mouvement passe par le tracé du pinceau et je songe à certains tableaux de Gauguin. Merci Hervé de nous offrir ce tableau de ton père. A très bientôt.
Elisabeth.