L'Exquis Nautique

Publié le par Louis VADMEET

Ecrit en mars 1990 :

 

Il était grand et presque beau ;

Il se plaisait surtout dans l’eau.

Il goûtait tout lieu aquatique ;

On le nommait : L’exquis nautique !

 

Devant tout élément liquide,

Et qui plus est, un peu limpide,

Il devenait soudain pensif,

Puis serein, heureux, expansif !

 

Le « sous-l’eau » était son apéritif

Et c’était son dérive-à-tifs ;

Il aimait les voir bouger gaiment

A travers ses verres marins, seulement !..

 

Il était grand et presque beau ;

Il se plaisait surtout dans l’eau.

Il goûtait tout lieu aquatique ;

On le nommait : L’exquis nautique !

 

Puis un jour, il eut les palmes,

Ce ne fût pas pour calmer sa flamme…

Il plongeait tout verticalement,

En bouillonnant abondamment !

 

Parfois, il se sentait un peu poisson

Et il frétillait avec passion ;

Seul le manque d’air, c’était cocasse,

Le ramenait à la surface !..

 

Il était grand et presque beau ;

Il se plaisait surtout dans l’eau.

Il goûtait tout lieu aquatique ;

On le nommait : L’exquis nautique !

 

Un jour de plongée en un lieu extrême,

Il croisa une sirène, sereine et suprême.

Un beau visage, un beau sourire ;

Un corps d’eau qui vous attire.

Quand elle le vit, sa queue ne fit qu’un tour

Et son cœur de mer, battit le tambour !..

Pour un terrien, un « patauge-à-sec »,

Il n’avait vraiment rien d’un « blanc-bec » !..

 

Le coup de foudre fut réciproque,

Et leur idylle sans équivoque !..

Elle était muette, c’était bien triste

Mais bullait en morse, c’était réaliste !

Lui qui était un océanique,

Comprenait bien ce code unique.

Et leur liaison dura toujours,

Un peu plus, de jour en jour !..

 

Il était grand et presque beau ;

Il se plaisait surtout dans l’eau.

Il goûtait tout lieu aquatique ;

On le nommait : L’exquis nautique !

 

Quand il manquait d’air et rêvait de surface,

Le bouche à bouche le rendait vivace ;

Elle le bisait très goulûment,

Et le ranimait joyeusement.

Ainsi leur vie s’écoulait tranquille,

Bien loin des bruits de la grande ville.

Bien que muette, elle avait l’ouïe fine,

Quand il badinait, elle riait, la coquine !

 

Ils clapotèrent ainsi longtemps,

Tout en restant de bons vivants.

Et les algues éphémères, les entourèrent,

Et les tendres sirènes, les aimèrent,

Et tous les animaux marins, les admirèrent,

Et toujours, d’eux, se rapprochèrent.

Ils ne connurent jamais la solitude,

Ni du lendemain, l’incertitude.

 

Il était grand et presque beau ;

Il se plaisait surtout dans l’eau.

Il goûtait tout lieu aquatique ;

On le nommait : L’exquis nautique !

 

Ils aimaient l’eau, surtout salée,

Mais pas au point d’en avaler.

Et bien des rivages et hautes côtes,

Les ont vus heureux côte à côte.

Peut-être, ont-ils des descendants ?

Sont-ils coulants ou bien flottants ?..

Nous l’ignorons jusqu’à aujourd’hui,

Mais leur sort vraiment nous séduit !

 

Il était grand et presque beau ;

Il se plaisait surtout dans l’eau.

Il goûtait tout lieu aquatique ;

On le nommait : L’exquis nautique !

 

FIN.

 

(Extrait de la Revue « Les galets-Jade »)

 

 

 

Publié dans Poèmes

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Commenter cet article

Elenca 03/12/2009 12:58


Il est vrai qu'on dirait du Van Gogh! JE trouve cela magnifique! Surtout la poésie


Scarlett 03/12/2009 09:19


La poésie... gardienne de nos aspiration et de nos émotions, j'apprécie aussi la peinture qui accompagne ce poème, elle me fait un peu penser au style de Van Gogh^^


Viescale 02/12/2009 17:20


Bonjour, je ne vous connais pas, mais pourtant votre poème m'a beaucoup touché. j'aime votre plume, alternant avec fougue et virtuosité. Ecrivant moi-même quelques poèmes depuis peu, j'aimerais un
jour en écrire d'aussi beaux... ;)

Au plaisir de vous lire encore.


Mégane 01/11/2009 18:40


Encore un que je connais et que j'aime beaucoup !


moise 29/10/2009 23:52


j'ai apprecié ton joli poeme car il parle d'amour