Mai 67 - épisode 1

Publié le par Louis VADMEET

Durant l’année 1967, l’activité poétique et littéraire de Louis Vadmeet fut très importante. En plusieurs épisodes, tel un feuilleton, je vais vous présenter le « mai 67 » de mon père. C’était pour lui un temps de révolte. Les mauvaises relations interindividuelles, au travail notamment, le mettaient en colère…

 

Ecrit en mai 1967 : A propos d’une catégorie de gens qui aimeraient bien voir les choses changer mais ne remue pas le petit doigt pour contribuer à ce changement.

 

« Les spectateurs »

 

Ils sont toujours sur leurs gardes,

N’agissent pas mais ils regardent.

Ils ont bien une opinion,

Mais pour la taire sont champions.

 

S’ils se risquent à critiquer,

Ils le font tels perroquets,

Redisent ce qui leur est dit,

Mais ne s’engagent pas pardi !

 

Ils sont ainsi, changeront-ils ?

Peut-être enfin agiront-ils ?

Peut-être si la honte ils ressentent

De leur attitude présente.

 

Ecrit en mai 1967 (suite) : A propos de l’effet produit par l’attitude des gens qui me côtoient dans mes diverses activités.

 

La moindre hostilité, la moindre incompréhension produisent sur moi le même effet que la prise d’une mauvaise potion ; par contre, il suffit d’une légère pointe de sympathie et d’humanité pour éveiller en moi des sentiments de reconnaissance et de bienveillance illimités.

 

Mauvais calembour :

Médecine ou maths ?

 

Quand l’homme a des calculs, il entre dans un état comme « matheux »…

 

(à suivre…)

 

Emil-Nolde---Spectateurs-au-cabaret.jpg

Emil Nolde - Spectateurs au cabaret

 

Publié dans Révoltes

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Commenter cet article

Louis VADMEET 24/01/2011 11:42


Après une longue période d'inactivité sur le Blog consacré à l'oeuvre artistique de mon père, j'espère bientôt poursuivre mon aventure vivante de mémoire. A très vite, Hervé.


Elisabeth de Hautségur 22/12/2010 21:56


Hervé, je viens de me régaler avec le diaporama des tableaux de ton père, étant très touchée aujourd'hui par " la nature morte" aux fruits orangés.Douce nuit. Je t'embrasse. Elisabeth.


Ophélie Conan 09/12/2010 21:46


Oui, Hervé, les gens ne s'engagent guère ou disent rarement ce qu'ils pensent, et s'ils disent quelque chose, ne se contentent que de répéter comme des "perroquets", ainsi que le dit justement
Louis. Sans doute les gens ont-ils peur et se sentent-ils coupables de se dévoiler. Il faut dire que cela fait deux millénaires que nous sommes élevés dans la crainte d'une sainte et malsaine
autorité. Je t'embrasse, perspicace Normand. Ophélie


Elisabeth de Hautségur 04/12/2010 17:06


J'aime cette révolte et la partage dans mon registre. Je suis souvent étonnée de déclencher la peur ou l'animosité alors que mon coeur comme celui de ton père est ouvert à qui l'approche avec
sympathie. Merci Hervé de nous faire connaître ton père. Je t'embrasse. Elisabeth.