Nu Automnal

Publié le par Louis VADMEET

Nu automnal

 

Dans les années 1970, Louis Vadmeet réalise une série de quelques tableaux que l’on pourrait classer dans sa période « Orange ». Des Figures sans visage (et mon père a plus souvent peint des paysages que des êtres humains) illuminent de leur seule clarté intrinsèque des toiles à la fois mystiques et sensuelles. On s’aperçoit en regardant cette série, dont d’autres œuvres seront plus tard exposées, que Louis, qui ne fréquentait pas les musées ou les expositions, connaissait néanmoins ses « classiques ». Son Nu (ici), sa Maternité ou son portrait christique se caractérisent par des couleurs chaudes, des lignes courbes apaisantes quand pourtant la fougue du pinceau nous éloigne de la sérénité pour nous tirer vers la passion. Le marron et l’orangé dominent, nul source de lumière n’est apparente si ce n’est au sein même de la matérialité des couleurs qui irradient par contraste ; comme si elles brillaient dans la nuit, s’extirpaient fougueusement de l’ombre. Dans quelques jours, la Nature prendra des teintes proches du « Nu » présenté là. Mon père a peint plusieurs fois des paysages d’automne mais en ce 2 octobre, j’ai eu envie de vous montrer cette toile dédiée à la féminité.

Publié dans Peintures et dessins

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mégane 15/10/2010 22:58


vraiment très étonnant ! je suis restée en arrêt sur cette peinture !


Ophélie Conan 08/10/2010 22:45


Je suis très sensible à ce thème du nu automnal, et ce tableau de ton père me plaît beaucoup. L'absence de visage, les deux cuisses qui se prolongent dans les deux seins, et même le rocher,
derrière, qui épouse la forme des jambes, donnent à penser qu'ici la femme est intemporelle, profondément terre et Nature, ce que souligne le rouge automnal qui est le retour du végétal à la terre,
mais aussi la lave jaillissante et incandescente des volcans. C'est très beau. C'est la vie et c'est la mort. C'est la femme. Je t'embrasse. Ophélie


Ophélie Conan 08/10/2010 22:44


Je suis très sensible à ce thème du nu automnal, et ce tableau de ton père me plaît beaucoup. L'absence de visage, les deux cuisses qui se prolongent dans les deux seins, et même le rocher,
derrière, qui épouse la forme des jambes, donnent à penser qu'ici la femme est intemporelle, profondément terre et Nature, ce que souligne le rouge automnal qui est le retour du végétal à la terre,
mais aussi la lave jaillissante et incandescente des volcans. C'est très beau. C'est la vie et c'est la mort. C'est la femme. Je t'embrasse. Ophélie


Elisabeth de Hautségur 07/10/2010 15:22


La chaleur des couleurs comme le mouvement me vont droit au coeur. Je sculpte à mes heures. Une femme en feu ? Il faut que le coeur du peintre ait rencontré des coeurs de braise. Je t'embrasse,
Hervé. Elisabeth.