VERS A PIEDS

Publié le par Louis VADMEET

Verres-a-pied.JPG

 

A Nicolas, grand amateur de calembours bons :

 

Je suis allé à la montagne;

Il y avait un versant-rimes !

Ou un vers solitaire unique,

Qui n'avait pas sa réplique !


Comment rimer, sans trimer,

Dans ce cas que nul n'admet ?

Sur les verseaux-litières,

On peut s'allonger plus du tiers !


Pour les petits monticules,

Pas de rime ridicule !

Mais de la rime riche et cossue,

Qui prend toujours le dessus.


Rime ailleurs ! A l'est, rime !

Tu plairas au Soviet supe-rime !

Reste au vers, c'est bon régime,

Qui le vers ne supprime !


Mais je vais en rester là,

Car pour mon vers sonne le glas !

Que faire dans la conjoncture ?

Stopper pour échapper aux ratures !


Je suis allé à la montagne;

Il y avait un versant-rimes !

Ou un vers solitaire unique,

Qui n'avait pas sa réplique !


Louis VADMEET le 26 avril 2010

 

PS : Pieds Verts et Louis Bouchon :

 

Pieds-verts.JPG


Louis Bouchon




Publié dans Poèmes

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ag86 26/05/2010 18:52


Je comprends le chagrin de ce vers solitaire.
Qu'il soit octosyllabe ou bien alexandrin,
La solitude,on a bien du mal à s'y faire ...
La Muse quelquefois nous fait bien du chagrin !

Merci à toi et belle soirée. Amitiés. Alain


Brunô 19/05/2010 11:31


Et comme dirait le poète : si tu me casses trop les pieds, je ne pourrai plus faire de vers.
Amicalement


Mégane 05/05/2010 21:59


J'en reste sans voix, j'adore les jeux de mots, cela me rappelle une professeur extraordinaire qui n'a vécu que pour faire aimer le français à ses élèves. Elle disait d'elle même qu'elle était
amoureuse des mots et de ces jeux, je crois bien qu'elle les aimaient tous autant qu'ils étaient (nouveaux mots, vieux mots, elle se plaisait à nous en apprendre de nouveaux chaque jour) ! J'ignore
où elle se trouve en ce moment mais cette poésie m'a fait penser à elle, comme elle l'aurait aimée ! Merci pour ce bref souvenir ^^


Nicolas 05/05/2010 00:34


un petit dernier pour la route:
Quand on abuse de vers a pieds, on risque fort la coupe prose.
Bon, je vais m'arrêter là, il est temps d'aller rejoindre Morphée.


Nicolas 05/05/2010 00:19


Merci à Louis pour ce florilège calembourgeois, empli de sagesse asiatique, digne de son ancêtre "Louis Vadmeet San Tsutsou".
Ce matin,mon inspiration est venue d'un ministre pas sinistre: Jean-Louis abhorre l'eau. Il m'a rappelé mes humanités, sur les bancs de la faculté, quand dans un demi-sommeil, me vinrent les vers
suivants, luisant de fantasmes:
Raie d'action. Pour pouvoir conclure, il faut soigner son introduction. La suite n'est pas convenable pour un blog de cette qualité.
A très bientôt pour de nouvelles fulgurances versificatrices.
Amitiés,

Nicolas